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C'est la rentrée, parlons REEE !

Bonjour à tous,

Il n’y a pas de meilleur moment pour parler REEE (Régime enregistré d’épargne études) que lors de la rentrée scolaire ! On me demande souvent « est-ce que ça vaut la peine ? ». Je répondrai à cette question à travers la présente infolettre. Bonne lecture !

De prime abord, il faut comprendre que le gouvernement fédéral et provincial ont mis en place le REEE et les subventions s’y rattachant pour créer un incitatif à l’épargne pour l’éducation des adultes de demain, plus précisément au niveau de l’étude postsecondaire admissible. L’incitatif fiscal dont il est question est de 20% pour le fédéral et de 10% pour le palier provincial. Ce qui représente 30% de subvention, en d’autres mots de rendement sur la cotisation, et ce, sans n’avoir pris aucun risque ! Nul besoin de vous préciser qu’un placement qui procure un rendement sans risque de 30% n’existe pas à l’heure actuelle, surtout avec la volatilité des derniers temps.

Ceci étant dit, il est important de préciser que le 30% est limité sur un montant de cotisation de 2 500$ par enfant, pour un total de 750$ de subvention annuellement, et ce, jusqu’à la majorité (limité à un total cumulatif de 10 800$ de subvention par enfant). Ainsi, pour une cotisation de 2 500$, l’investissement total de l’année représente en fait 3 250$. Il va sans dire que le rendement éventuel sur ce total est plus intéressant que sur la cotisation en elle-même (faire 5% de rendement sur 2 500$ = 125$, alors que 5% de rendement sur 3 250$ = 162,5$). Ce faisant, non seulement vous bénéficier d’une subvention de 30%, mais également d’un rendement plus important en termes de dollar !

Finalement, un autre avantage fiscal du REEE est qu’au moment des retraits, sous le respect de certaines conditions, les subventions et le rendement accumulé sont retirés à titre de paiement d’aide aux études (PAE) et donc imposés entre les mains de l’enfant bénéficiaire du régime. De ce fait, on évite l’imposition de ces sommes lorsque le retrait annuel du REEE additionné au revenu de l’enfant est sous le seuil du revenu imposable (environ 12 000$).

En réalité, cette situation est très fréquente, car il est plutôt inhabituel pour un jeune adulte d’avoir un salaire élevé en travaillant de temps à autre à l’épicerie du coin par exemple. De plus, il est important de souligner qu’au moment des retraits, le gouvernement ne s’attend pas à recevoir les pièces justificatives des dépenses assumées pour défrayer les coûts se rattachant à l’éducation de l’enfant dont il est question. Le gouvernement juge que les parents sont en mesure d’utiliser les épargnes accumulées de façon judicieuse, mais rien ne vous empêche de les attribuer à d’autres projets d’épargne si vous bénéficiez de liquidités excédentaires après le paiement des frais de scolarité et des dépenses s’y rattachant.

Alors, pour répondre à la question initiale, la réponse est sans contredit : « OUI !! ». D’ailleurs, si une année vous aviez 5 000$ à épargner et que vous vous demandiez dans quel véhicule de placement l’investir ? Et bien dans l’éventualité où vous êtes parents d'un enfant mineur, ma recommandation serait de favoriser le REEE avant les autres véhicules de placements, tels que le REER et le CELI.

Certaines subtilités doivent toutefois être prise en compte quant au risque que l’enfant ne poursuivre pas d’études postsecondaires dans un établissement admissible.

En espérant avoir répondu à vos interrogations ! Bonne rentrée à tous :)

Laurie Gauthier, B.A.A. Fin., D. Fisc.




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